soignantheureux, soignant heureux, confiance, confiance en soi, soignants, infirmière, infirmier, débutant, aide soignant, vulnérabilité
Posté le 6 Sep, 2021.
De la main de Thibauld.

Est-ce que vous êtes curieuse ?

Brené Brown elle, elle l’est !

C’est une académicienne américaine en sciences humaines et sociales, autrice, et conférencière.
C’est typiquement le genre de personnes à se poser des questions sur tout et n’importe quoi (surtout n’importe quoi selon elle !).

C’est d’ailleurs pour ça qu’elle a fait ses études dans la recherche, et aujourd’hui elle est connue pour avoir publié plusieurs livres sur la vulnérabilité, le courage et l’acceptation de soi.

Au fil de ses travaux pour mieux comprendre les comportements humains, elle s’est rendu compte de quelque chose d’étonnant.
Il y a un détail qui nous unit absolument tout sans exception, une connexion particulière.

Mais attention, Brené est une universitaire, qui mesure et analyse, donc pas de place pour l’ésotérisme ici !
Il y a bel et bien quelque chose au fond de nous qui nous relie aux autres, et qui se cache même derrière tout ce qu’on entreprend…

Pour essayer de comprendre ce lien invisible, elle a posé plusieurs questions aux participants de son étude :
•     Quelle est votre vision de l’amour ?
•     Quelle est votre vision de l’appartenance à un groupe ?
•     Quelle est votre vision de la connexion aux autres ?

Bien souvent, les gens lui ont parlé de séparation, de la peur d’être exclu, ou justement de déconnexion au monde qui nous entoure.

C’est hallucinant ! Il n’y a que du négatif là-dedans !

Pourtant quand on y pense, l’amour, l’appartenance à un groupe et la connexion, 
c’est ce qui régit nos vies ! Ce n’est pas normal d’avoir une vision des choses aussi pessimiste !

Même Brené qui, avait déjà conduit pas mal d’études n’avait jamais vu ça.
Alors elle a creusé un peu plus pour comprendre quelle en était la cause.
En questionnant les personnes les plus négatives, elle en est venue à la conclusion que ce qui nous pousse à ce comportement, c’est la honte.


•     Je ne suis pas assez belle
•     Je ne suis pas assez douée
•     Je ne suis pas à la hauteur
•     Si les autres le voient ou s’en rendent compte, je ne serais pas digne de leur attention…

Mais pourquoi c’est aussi problématique si tout le monde y passe ? Ça devrait être normal non ?

Et bien justement, non, ça ne l’est pas.

Nous sommes dans une société élitiste, on en demande toujours plus, en moins de temps, on se doit d’être efficace à 100 %.  Alors on s’abstient de parler de ses émotions, de ses peurs et encore plus de ses difficultés qui pourraient créer de la honte, parce que plus on en parle plus elle devient réelle.
Pour ça, on évite d’être vu sous notre vrai jour, on nie jusqu’à l’existence même de nos défauts.

Brené Brown avait mis le doigt sur quelque chose de très intéressant, mais pour elle ça ne lui suffisait toujours pas (je vous rappelle qu’elle est la curiosité incarnée…).

Alors elle s’est donnée un an. 

Une année pour comprendre le problème, et surtout le dépasser. Ça a été une recherche intense, mais tellement riche, qu’au lieu de durer un an, ça a duré… 6 années complètes.
Parmi les milliers de témoignages qu’elle a recueillis, un point commun se dégageait toujours :
soit vous vous sentez à votre place dans la société, soit pas du tout.

Ceux qui ne se sentaient pas légitimes, avaient une vision d’eux-mêmes très négative, ils ne se s’estimaient pas à la hauteur ou digne d’attention.
À l’inverse, ceux qui ont un fort amour propre pensent qu’ils sont légitimes, ont confiance en eux.

C’est aussi simple que ça.
Mais pourquoi le manque de confiance en soi nous pousse à nous éloigner de ce qui nous maintient tous ensemble ?

Tout le monde a le droit d’être aimé non ?



La chercheuse s’est donc intéressée aux personnes qui ont justement une bonne image d’elles-mêmes, et ce qu’elle a trouvé en dit long sur elles :


Elles ont toutes 3 points en commun :

  1. Le courage : Attention, pas celui de combattre un lion à mains nu.
    On s’intéresse ici au sens primaire du courage, qui vient du latin « Cor » qui signifie cœur. Autrement dit, qui est honnête envers lui-même et les autres.
  2. La compassion : Absolument nécessaire pour s’accepter avant tout, PUIS SEULEMENT s’occuper des autres. Après tout, on ne peut pas être tolérant envers les autres si vous ne vous aimez pas vous-même.
  3. La connexion : Ils étaient bien plus intégrés socialement et bien plus heureux. Un peu comme si c’était le résultat de l’authenticité produite par les deux premiers points.

Mais ce n’est pas tout. Il y avait un quatrième point, plus important encore que les autres :
La vulnérabilité : Ils ne la mettaient pas de côté, mais au contraire l’acceptaient, ils pensaient que ce qui les rendait vulnérables les rendait beaux.
Ils ne concèderaient pas la vulnérabilité comme quelque chose qui pourrait mener à l’exclusion, mais comme quelque chose de nécessaire.
Ils n’essayaient pas de contrôler leur vie à outrance pour éviter la honte, mais ils lâchaient prise.
Chose qui va COMPLÈTEMENT contre les façons de faire des soignants aujourd’hui, et pas par choix !
On se bat, on n’accepte pas ses difficultés, on doit être efficace à 100 %, ne pas relâcher les efforts, notre travail est trop important pour ça. 

Ça vous rappelle quelqu’un ? 😉

Au lieu de l’accepter, on rejette la vulnérabilité. Mais derrière elle, se cachent des émotions, et la mauvaise nouvelle est qu’elles ne peuvent pas être supprimées.
Du moins, vous ne pouvez pas choisir quelles émotions peuvent être mises de côté.

C’est soit tout, soit rien.
En refusant la peur et la frustration, vous bloquez aussi la joie et le bonheur.
On ressent donc les choses moins intensément et pour compenser, on cherche des émotions fortes, on se met en danger, sans pour autant accepter le mal-être qui grandit au fil du temps. 
Alors on prend une part de gâteau en plus, on va courir un peu, on se réfugie dans le travail, les films ou les jeux vidéos.

Dans les cas les plus graves, on se sert un autre whisky, prend un anxiolytique de plus…
Vous reconnaissez ce schéma ? 
C’est un cercle vicieux.

Mais ça ne prend pas nécessairement la forme d’une addiction, vous pouvez aussi devenir désagréable, avoir constamment l’impression d’être agressé, persécuté, remis en question.
On veut être parfait, tout faire pour être à la hauteur, on occulte les conséquences de nos actes sur nous-mêmes et les autres, il faut avancer coûte que coûte.
Vous savez où ça nous mène tout ça ?

Au Burnout.

La solution pour sortir de cette boucle pourrait être selon Brené Brown d’accepter nos émotions, nos vulnérabilités et nos défauts.
Accepter qui nous sommes et nous encourager les uns les autres à le faire.
Apprenez à vous aimer, être reconnaissant de ce que vous avez et surtout des efforts que vous faites tous les jours.

Vous avez des points faibles, oui. Et alors ?
Tout le monde en a.

Ça ne veut pas forcément dire que vous êtes une mauvaise soignante. Au contraire, accepter ses défauts et même ses torts, c’est une preuve de force.
Ce n’est qu’en les acceptant pleinement que vous pourrez travailler dessus et vous améliorer.

Facile à dire, mais beaucoup plus difficile à faire !
Commencez déjà par cesser de vous comparer aux autres, à vos collègues qui semblent plus douées que vous.
Arrêtez de vous remettre en question abusivement.

C’est un travail de longue haleine, mais ça vaut vraiment le coup.
En attendant de progresser, j’ai créé une sorte de formation gratuite sur la gestion des émotions.
Quand on a pas confiance en soi on a encore plus tendance à accumuler de sentiments, d’émotions, de remise en question ect…

Mais si vous ramenez ça à la maison, c’est encore pire. Vous trainez ces émotions avec vous et les faites partager avec vos proches qui n’ont rien demandé ou vous ruminez dessus pendant des heures.
Dans tous les cas, vous ne vous reposez jamais vraiment, et c’est une étape de plus vers le burnout.

Alors dans cette formation je vous apprendrai à faire une bonne transition entre le travail et la maison, pour laisser toutes ces mauvaises idées et ces tensions là ou elles sont.
Vous recevrez aussi une suite d’emails pendant une semaine (1 mail /jour) pour approfondir certaines notions et même en découvrir d’autres…
Toutes ces infos se complètent et si vous suivez les étapes que je vous donne, il y a de grandes chances pour que vous vous sentiez mieux !

Ouvrir le chat
Dites-moi tout ! 💬
Discutons un peu !